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Homélie du dimanche 30 novembre 2014, 1er dimanche de l'Avent

Le temps de l'attente et du désir, la vie religieuse.

Frères et sœurs, nous voilà devant le mystère de notre vie et le temps de l’avent est une puissante invitation que nous adresse l’Eglise pour que nous nous souvenions de Dieu. L’Eglise demande à ces enfants à travers les paroles que nous venions d’entendre, de ne jamais oublier que nous ne sommes pas ici chez nous. Nous sommes chez Dieu. La parabole que Jésus prononce, est assez facile à comprendre. Il en va d’un maitre qui est parti en voyage, qui a confié une tâche à ces serviteurs et parce que le maître ne serait pas là, alors les serviteurs pourraient bien se dire : « je suis chez moi , celui qui est parti, ne reviendra pas, profitons de tout ce que nous voulons faire. » C’est une tendance lourde de l’humanité, et peut être que certains d’entre vous et autour de vous sont habités par cette conviction. « Nous sommes là et nous n’irons nulle part ailleurs. » En vérité , nous sommes là que de façon temporaire, nous n’avons pas une demeure éternelle ici-bas. Cela ne nous ne convient pas car cela nous rappelle que nous sommes que de passage, mais la force de la parabole que nous venons d’entendre , nous rappelle que , c’est le Christ lui-même qui vient vers nous pour nous chercher et nous conduire. Le temps de l’avent consiste à préparer nos cœurs pour pouvoir accueillir Celui qui vient nous chercher et Celui qui vient nous conduire vers notre demeure véritable. Mais pour cela, il faut non seulement vaincre d’idée que nous sommes ici chez nous. Donc, il faut reconnaitre que nous sommes d’abord chez Lui et que tout ce qui existe, existe grâce à Lui :ce monde qui nous accueille, la vie que nous avons reçue et les désirs de nos âmes et les désirs d’éternité, de paix, de justice, de bonté mis en nous par Lui.

Il faut, donc, d’abord veiller et reconnaitre que tout ce qui est devant nous, est de Lui, est à Lui. Et également, il faut veiller pour désirer profondément qu’il vienne nous sauver, nous ouvrir le chemin de la vie et nous conduire au repos de notre lieu véritable. Car c’est dans le Christ seul que nous découvrons notre destination ultime, que nous comprenons où nous mènent où nous conduisent chacune de nos journées. Désirer , le désirer, l’attendons nous vraiment ?
De quelle manière, vivons nous si nous nous contentons de reconnaitre que Dieu est bon , mais au fond, savoir que le Christ vient nous chercher je ne sais où , peut être improbable. Ce que toute l’Eglise doit vivre pendant ce temps de l’Avent, jusqu’à la fête de Noël. Elle le vit aux yeux de tous nos frères humains, et elle affirme à temps et à contre temps que nous sommes en route et que nous ne devons pas nous arrêter.  Veillez pour ne pas vous endormir en route.  Veillez car ce monde est le monde de Dieu. Veillez pour que vous ne soyez pas surpris lorsqu’il viendra, car au fond , c’est un peu comme si, vous étiez chez quelqu’un, mais nous ne savons plus chez qui ? Et parce que nous sommes chez Lui, sans savoir qui il est ? Alors, nous nous établissons et nous ne sommes pas prêts à le voir revenir. Mais, il nous dira, mais que fais-tu chez moi ? Si nous l’attendons, nous lui dirons : « nous t’attendions. Conduis-nous.» Ce désir, cette attente existe de façon concrète dans l’Eglise et dans le monde : cela s’appelle la vie consacrée. Et le pape François a voulu que depuis ce premier dimanche de l’Avent jusqu’à la fête de la Présentation le 2 février 2016, l’Eglise honore la vie consacrée. La vie consacrée correspond à tous les religieux et religieuses, les laïcs consacrés qui sont appelés par le Seigneur pour incarner dans leur existence cette vérité spirituelle qui vaut pour eux et pour nous tous. Rien dans ce monde, ni ceux qui existent, ni aucunes de nos relations humaines, ne pourra combler le désir de notre cœur que Dieu seul peut combler.

Ainsi, sont-ils les religieux et religieuses établis comme dans un Avent permanent , l’Avent du monde qui vient. L’Avent qui cache une promesse de vie éternelle et que celle-ci advient dans le face à face avec Dieu qui nous demande de préparer.

Ayons le courage, frères et sœurs, de pouvoir ramener tout homme à l’humilité de sa condition, dans le temps, dans la pauvreté de sa condition, mais en même temps dans sa beauté. L’existence temporelle est misérable te petite par certains cotés, mais elle est immense et grande parce qu’elle contient de promesses. Avançons ensemble , si vous le voulez bien sur ce chemin de l’Avent ; croyons que le Seigneur nous accompagne sur cette route. Et puisque dans un instant, nous allons le recevoir Lui qui se fait notre nourriture. Demandons Lui , déjà de venir à notre rencontre , en ayant le grand désir de le recevoir, Lui qui nous conduit à la vie sans fin. Amen.

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