Un beau dimanche

Voici un beau dimanche de mai ! Beau parce que c’est dimanche et que le dimanche est le jour de la beauté. Le jour de Dieu, le jour de l’Église, le jour de l’Homme. Chaque dimanche, nous aimons nous retrouver dans cette basilique, ou dans la chapelle de Jésus-Enfant, pour remercier Dieu de nous avoir fait connaître Jésus, son Fils, sa Parole, son Image, qui nous réunit et nous envoie dans le monde, comme membres de son Église. Beau parce que c’est un dimanche de mai, aussi, où, dans nos pays, la création éclate en joyeux et discrets cris de joie : soleil, fleurs, chants d’oiseaux, fruits et légumes de printemps, promenades, chaleur tempérée... Nous apprenons à voir la beauté de la vie dans la beauté du monde, même à travers les larmes, qu’elle ne nous épargne pas.


Un dimanche étrange aussi, entre Ascension et Pentecôte : Jésus est monté et nous nous réjouissons de sa victoire et de sa gloire, mais nous attendons l’Esprit de la promesse. Car c’est pour une victoire qu’il est entré dans la mort, pour rétablir la communion avec les plus isolés d’entre nous, les pauvres, les pécheurs, et c’est pour faire descendre l’Esprit Saint qu’il est ressuscité des morts et s’est assis à la droite de Dieu, nous envoyant comme ses témoins aux quatre coins du monde. 


Si, en trois mots, je vous laissais à mon tour un message, en cadeau d’à-Dieu et en reconnaissance pour tout ce que nous avons vécu ensemble, je reprendrais ceux que saint Paul a donné à ses disciples : la vie
chrétienne est Foi, Espérance, Amour. Jamais l’une sans l’autre, toujours l’une avec les deux autres. C’est un chemin sûr !


Et puisque le mois de mai est aussi le mois de Marie, je vous demanderais encore de la prier pour moi, pour ceux que je laisse, pour ceux que je vais rencontrer, sous le triple vocable de Notre-Dame de Paris, de
Notre-Dame de vie et de Notre-Dame de la route. À la mère de Jésus et notre mère, je vous confie aussi, toutes et tous, fraternellement.


Antoine Guggenheim



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