Le cap du Roi

Il se joue autour de Notre-Dame un ballet de danses et de contre-danses, de petits pas et de faux-pas, dont il ressort que tout cela piétine. Au sujet de ce qui est maintenant reconnu comme un bien commun de première importance, la principale motivation de chacun des acteurs n’est pas forcément la poursuite exclusive de l’intérêt général. Les arrière-pensées politiques partisanes en particulier peuvent peser dans la conduite de certains qui ne vont pas dans le bon sens.

Les atermoiements ont pour conséquence de retarder l’achèvement de ce chantier qui nous tient à cœur. Surtout ils augmentent le risque non encore écarté que s’écroulent la voûte et la tour Nord. Il serait bien désolant que soient ainsi perdu le fruit des efforts héroïques et très efficaces des pompiers de la première heure. Heureusement, le pire n’est pas toujours sûr. Mais il dépend aussi de nous qu’il ne se produise pas.

L’évangile d’aujourd’hui se situe au moment où le Sauveur des hommes est rejeté par les hommes. Son échec à vues humaines est retourné par Dieu en victoire décisive. Luc nous montre à ses côtés un malfaiteur devenant à cette heure le premier des sauvés du péché. Las, c’est aussi la dernière de ce disciple exemplaire. Mais son espérance vit toujours : le feu de la foi se propage depuis qui fait reculer celui de l’ennemi.




Quant à nous, ne perdons pas le sens des priorités dans l’ordre des motivations. Notre attente première est de retrouver au plus vite la disposition de notre lieu de culte cathédral. Car il en va de la mission à laquelle Dieu nous donne de participer avec la puissance de l’Esprit Saint : celle du Fils venu sauver le monde à la gloire de son Père. Notre Roi est vivant, le même hier, aujourd’hui et toujours, et c’est sur lui que nous mettons le cap à travers les vicissitudes de l’histoire.

Père Marc Lambret



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