Ainsi l’été sera bon et lumineux

Chers paroissiens de Sainte Clotilde,
Voici une dernière médiation pour l’été et je l’espère, les années à venir. Elle s’appuie sur trois extraits d’allocutions remarquable.
François disait le 26 juin dernier : « Le mal cherche à nous persuader que la mort est la fin  de toute chose, que nous sommes venus au monde par hasard et que nous sommes destinés à finir dans le néant. En excluant l’autre de notre horizon, la vie se replie sur elle et devient bien de consommation.
Narcisse, le personnage de la mythologie antique, qui s’aime lui-même et ignore le bien des autres, est naïf et ne se rend compte de rien. Pendant ce temps, cependant, se diffuse un virus spirituel assez contagieux, qui nous condamne à devenir homme-miroir et femme-miroir, qui se voient seulement eux-mêmes et rien d’autre. Cela revient à devenir aveugle à la vie et à sa dynamique, en tant que don reçu des autres et qui demande d’être mis de façon responsable en circulation pour d’autres. » (Discours à l’Académie pour la vie)
Cela nous engage à reprendre conscience de la signification de notre corps. C’est un enjeu essentiel pour notre époque, où le corps humain est toujours plus sous la menace des mâchoires de la technique. Dans Laudato Si’, François rappelait avec raison que « notre propre corps nous met en relation directe avec l’environnement et avec les autres êtres vivants. L’acceptation de son propre corps comme don de Dieu est nécessaire pour accueillir et pour accepter le monde tout entier comme don du Père et maison commune ; tandis qu’une logique de domination sur son propre corps devient une logique, parfois subtile, de domination sur la création. Apprendre à recevoir son propre corps, à en prendre soin et à en respecter les significations, est essentiel pour une vraie écologie humaine. La valorisation de son propre corps dans sa féminité ou dans sa masculinité est aussi nécessaire pour pouvoir se reconnaître soi-même dans la rencontre avec celui qui est différent » (Laudato si’, 155).
Enfin, jeudi dernier, François exhortait les nouveaux cardinaux à méditer cette parole, pertinente aussi pour chacun de nous : « l’unique autorité crédible est celle qui naît du fait de se mettre aux pieds des autres pour servir le Christ ».
Que le Verbe de Dieu, son Fils éternel né dans la chair, pour nous relever de la mort et nous conduire à la plénitude de la gloire du Père, soit votre joie aujourd’hui, demain et toujours, car il dit à chacun de vous : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » Mc 5.

Bel été à tous,

P. Laurent Stalla-Bourdillon

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