La liturgie de l’Église nous permet en ce dimanche de nous unir aux Apôtres dans la première neuvaine de l’histoire de l’Église ! Le Seigneur Jésus leur avait donné « l’ordre de ne pas quitter Jérusalem, mais d’y attendre la promesse du Père. » Ils attendent donc, dans une attitude de prière, cette « puissance d’en-haut, ce baptême dans l’Esprit Saint », sans savoir quand cela arrivera. Ils attendront 9 jours et le 10ème, l’Esprit Saint les embrasera et les entraînera à proclamer la Résurrection et l’Ascension du Seigneur Jésus, Ascension comme Roi de l’univers.

Cette période liturgique constitue pour nous l’occasion de nous associer à cette neuvaine des Apôtres et ainsi à reprendre conscience de la réalité et de la puissance de l’Esprit Saint. Sans ce Dernier, l’Église ne serait qu’une coquille vide comme un grand hangar où la voix résonne tant l’espace est vaste. Sans Lui, les Apôtres n’auraient jamais reçu le pouvoir de pardonner les péchés ni pu témoigner jusqu’au martyre de la Résurrection du Seigneur Jésus ; les sacrements ne seraient que des gestes creux dénués de puissance ; et nous ne pourrions espérer être sauvés et accéder au Ciel. Lui seul peut transformer notre cœur pour que nous devenions capables de manifester la présence de Dieu sur terre et de bouleverser le monde par notre amour comme les saints nous en montrent l’exemple.

Alors reprenons conscience de cette bouleversante puissance qui nous habite depuis notre baptême et vivifions le désir d’être renouvelés en Lui en la fête de la Pentecôte, dimanche prochain. Accompagnons les Apôtres dans leur neuvaine :


Viens, Esprit Saint, en nos cœurs
et envoie du haut du ciel
un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres,
viens, dispensateur des dons,
viens, lumière de nos cœurs.

Consolateur souverain,
hôte très doux de nos âmes,
adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, le repos ;
dans la fièvre, la fraîcheur ;
dans les pleurs, le réconfort.

Ô lumière bienheureuse,
viens remplir jusqu’à l’intime
le cœur de tous les fidèles.

Sans ta puissance divine,
il n’est rien en aucun homme,
rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé,
baigne ce qui est aride,
guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide,
réchauffe ce qui est froid,
rends droit ce qui est faussé.

À tous ceux qui ont la foi
et qui en toi se confient
donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu,
donne le salut final,
donne la joie éternelle. Amen.




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