Le corps, objet d’un soin nouveau (2eme partie)

Nous interprétons généralement les choses à l’aune de ce qu’on nous en a dit. L’éducation est décisive dans notre manière de comprendre le corps.
Aujourd’hui, la signification du corps est très largement déterminée par notre « société technicienne ». Peut-il être autre chose « qu’un outil, un véhicule » pour traverser le temps ? La responsabilité de l’Eglise consiste à aider toute personne à concevoir que le corps est bien autre chose.

Nous n’aurions pas besoin de révélation si nous savions par nous-mêmes ce qu’est le corps humain et ce qu’est sa destinée. Il est très probable que le corps humain ne soit pas ce que nous pensons qu’il est, et qu’il nous reste à découvrir sa signification, en accueillant le Seigneur Jésus, Lui qui a assumé notre nature corporelle.

En ce temps de carême, souvenons-nous que l’enjeu central de la Révélation culmine dans l’Incarnation, par laquelle l’humanité est reconduite à la pleine connaissance de la nature et de la vocation du corps humain : sa résurrection et sa glorification.

Pour que notre société s’ouvre à l’espérance chrétienne, et soit libérée de sa tentation de transformer le corps, il faut que les chrétiens en aient eux-mêmes une idée claire. En nous rendant ensemble à la Cathédrale Russe de la Sainte Trinité de nos frères et sœurs orthodoxes, méditons sur la grâce de notre baptême, marchons à la suite du Seigneur vers la joie de Pâques.

Belle semaine à tous,


P. Laurent Stalla-Bourdillon





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