A l’aube de 2018

A l’aube de 2018, notre diocèse accueille son nouvel archevêque en la personne de Mgr Michel Aupetit. Médecin de formation, ordonné prêtre en 1995, vicaire de paroisse puis curé à Paris, il fut l’évêque du diocèse de Nanterre ces trois dernières années. Le voici appelé par le Pape François pour conduire l’Eglise de Paris dans sa conversion à l’amour et au service de tous les hommes.
Cette année civile s’ouvre donc sur l’accueil d’un nouveau Pasteur, témoin de l’Amour du Père pour ses enfants, et sur notre disponibilité à approfondir notre relation au Seigneur Jésus. « Ne regardez pas
l’archevêque, contemplez le Christ ! » disait Mgr Aupetit en terminant son homélie le samedi 6 janvier dernier.
Ensemble contemplons donc le Christ : il est « l’Agneau de Dieu » que désignait Jean-Baptiste ; cette dénomination qu’évoque l’Evangile de ce dimanche est un peu étrange. Un « agneau » est une image permettant de faire parler le symbole. L’agneau est à la fois le signe de la douceur (l’agneau ne dévore personne, il est doux) et il est également l’animal du sacrifice par lequel le peuple est libéré de son esclavage lors de la sortie d’Egypte. L’emploi de cette image était parlante pour tout le peuple à l’époque de Jésus. Elle doit évoquer pour nous aujourd’hui encore, la mission de Jésus ; contemplons donc celui qui révèle en sa personne, la tendresse du Père prête à aller jusqu’au sacrifice de soi pour rejoindre toute personne. L’homme n’est sauvé de sa misère spirituelle qu’à condition de se savoir infiniment aimé, appelé et rénové intérieurement par l’amour du Père.

L’Eglise du Seigneur à Paris est servante d’un tel amour, et chacun de nous, sous la conduite de notre évêque nous prendrons notre part dans cette belle tâche. Prenons conscience de la grâce de connaître le Christ, et inquiétons-nous pour tous ceux qui n’ont jamais eux l’occasion d’entendre parler de lui. La joie de la foi ne se garde par pour soi, elle grandit en se communiquant. Que l’Esprit-Saint nous vienne en aide, pour réveiller notre ardeur à témoigner de Celui qui a ouvert à l’humanité les portes de la Vie éternelle. Efforçons-nous cette semaine de partager notre foi à un ami, à un collègue, à un parent et laissons-nous entraîner dans les questions que suscitera cet échange. Jésus viendra habiter les cœurs dès l’instant où son nom viendra sur nos lèvres.

P. Laurent Stalla-Bourdillon


Ce dimanche 14 janvier a lieu la 104ème Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié, dont le Pape François a choisi pour thème cette année : « Accueillir, protéger, promouvoir et intégrer les migrants et les réfugiés ». 

À la suite du Christ qui s’est lui-même identifié à l’étranger (Mt 25, 35), l’Église a toujours eu le souci de celui que l’éloignement de sa terre natale fragilise.
En 1914, le pape Benoit XV a institué une Journée mondiale du migrant et du réfugié. En 1969, le pape Paul VI rappelait que la célébration de cette journée doit tendre à ce que les membres du peuple de Dieu connaissent mieux leurs devoirs et prennent leurs propres responsabilités dans le soutien des oeuvres en faveur des personnes en migration. La même année était créée le Conseil Pontifical pour la pastorale des migrants. En novembre 2004, le pape Jean Paul II décidait que cette journée serait célébrée à une date unique pour toute l’Église, le deuxième dimanche après le 6 janvier.




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